Pourquoi suis-je anti vegan?

4369 Views
Temps de lecture :23 Minutes, 54 Secondes

Je voudrais expliquer ma démarche , car je ne suis pas anti vegan, mais contre la propagande vegane. La nuance est de taille et fondamentale.

Je ne rentrerai pas dans le détail au niveau argumentation car plusieurs articles sur ce site le font déjà.

Comme beaucoup, j’ai entendu parler du véganisme il y a quelques années, et des arguments mis en avant par les vegans sur les bénéfices supposés pour la santé, l’environnement etc etc.

Curieux de nature, et surtout habitué à ne jamais rien croire sans vérifier, j’ai commencé à m’intéresser au sujet.

De formation scientifique, j’ai donc commencé à vérifier chaque information qui circule notamment en ce qui concerne la santé, à lire en détail les études mises en avant par les végans et qui souvent (quand on les lit en entier) indiquent l’inverse de ce qu’ils soutiennent….

C’est ainsi que j’ai commencé par débusquer les intox des vegans
et commencé à amasser une foule d’informations sur les possibles carences de ce régime alimentaire, non naturel pour l’homme.
En effet, nous sommes une espèce omnivore avec des caractéristiques anatomiques qui font que nous sommes peu optimisés pour puiser certains nutriments dans les végétaux (caecum atrophié, colon court, intestin grêle long..).
Comparé en image avec nos cousins primates, les différences sont évidentes….

Il se trouve que par ailleurs je suis passionné depuis de nombreuses années par la paléontologie et l’histoire de l’humanité. Je suis par conséquent bien informé sur l’impact de l’apport de la viande et de l’élevage sur notre évolution.
La nature carnée du régime alimentaire de nos ancêtres ne faisant strictement aucun doute.

L’humain est bel un bien un omnivore à tendance carnée

Et c’est là que j’ai repéré la première grosse intox qui circule dans les milieux vegans… L’homme ne serait pas omnivore mais un végétalien, avec toute une série d’arguments plus ridicules les uns que les autres… Dont le fameux « mettez un enfant face à une pomme et un lapin, il mangera la pomme et jouera avec le lapin… » de Gary Yourofsky.

Mettez un enfant face à un steak haché et une assiette de haricots verts et vous verrez…
Mis à part démontrer que nous avons perdu notre instinct de chasseur, cette démonstration de Gary Yourofsky est totalement ridicule…

Cette excellente vidéo permet de démonter un à un les faux arguments de l’anatomie comparée selon Gary Yourofsky et que l’on retrouve régulièrement.

Heureusement même chez les vegans ce genre de pseudo anatomie comparée ne fait pas l’unanimité…

Donc j’ai commencé à me méfier des arguments mis en avant par les vegans et j’ai vite repéré d’autres contre vérités…

Manger 100% végétal n’est pas meilleur pour la santé…

C’est un argument en voix de disparition car les biais des études mises en avant par les vegans ont été largement commentés…
Ce qui a valu à la fédération végane française de faire un communiqué au vue des études plus rigoureuses qui ont pris en compte le mode de vie et non pas seulement la seule consommation de viande ou pas…
Il n’y a pas un régime omnivore universel…

Deux face d’une alimentation omnivore…

Dans une étude d’exclusion alimentaire, il est fondamental que les autres paramètres de vie soient identiques pour ne pas biaiser les résultats…
On peut remercier certains vegans de rétablir la vérité…

Paroles de vegan….

Malgré une hygiène de vie meilleure que la moyenne, on s’aperçoit que les vegés ont tendance au contraire à avoir des pathologies spécifiques notamment mentale (que nous évoquerons plus loin).

Certains vegans nous présentent souvent des exemples de peuples végétariens (jamais végétaliens) ayant une longévité importante… Mais ce sont ces peuplades reculées, qui ont une vie paisible, sans pollution, sans stress…

Etre végane n’est ni éthique ni écologique…

Concernant l’impact écologique du véganisme, là encore de gros raccourcis sont faits. Souvent parce que l’argumentaire est claqué sur celui des US en prenant comme modèle les feeds lots américains (l’un des pires modèles qui soit) et non pas en prenant comme exemple nos élevages en pâturages dont il a été démontré qu’il était même possible d’en faire des puits de carbone...

La FAO a d’ailleurs souligné la qualité du modèle français qui avec quelques modifications mineures pourrait obtenir de grandes améliorations en terme d’émissions…

Là aussi des études plus rigoureuses ne faisant pas de généralités et prenant en compte les différents mode d’élevages donnent des résultats beaucoup plus nuancés….
D’ailleurs des écologistes comme Jean-François Dumas ont démonté méthodiquement les arguments écologistes des vegans… Pour ceux qui ne connaissent pas cet article, c’est un must au niveau argumentation….

Pourrait on tous devenir vegans?

C’est au hasard de mes diverses recherches que j’ai découvert que les humains avaient des mutations génétiques fréquentes (liée à notre évolution alimentaire) qui rendaient de nombreux humains moins efficaces pour convertir ou absorber certains nutriments. La nature aime la simplicité. Pourquoi se compliquer à convertir des nutriments par des mécanismes biochimiques complexes, quand on peut les trouver prêt à l’emploi dans notre alimentation?
Tout le monde ne peut pas prétendre à être végétarien ou vegan…
D’ailleurs, les indiens disposent d’un patrimoine génétique spécifique. 70% sont porteurs de gènes qui leur permettent de métaboliser les omégas 3 à chaines longues et les omégas 6… Contre seulement 17% des européens… Par abus de langage, c’est ce que l’on a appelé le gène végétarien….
Certains vegans ont l’honnêteté de reconnaitre que tout le monde ne peut pas être vegan :

Le principal risque : ne pas faire comme il faut…

J’ai aussi découvert sans surprise que le régime végétalien n’était pas aussi simple que ce que les vegans essaient de le faire croire… Les témoignages d’anciens vegans relatant leurs problèmes de santé et accusés de ne pas avoir fait “comme il faut” sont nombreux et sont une source d’investigation intéressante.
Accuser les ex vegans de ne pas avoir fait comme il faut est en soit un aveu que le veganisme n’est pas si facile.

J’ai parcouru et continue de parcourir de nombreuses études constatant des carences diverses et variées (il suffit de parcourir les forums vegans qui sont une mine d’information…). Les carences auxquelles s’exposent les vegans ne sont pas les mêmes que celles auxquelles s’exposent un omnivore avec un régime alimentaire déséquilibré… Elles ont des conséquences neurologiques !!!!
Les vegans étant encore peu nombreux, les études spécifiques sont rares…

J’ai découvert notamment que la prise de compléments alimentaires n’est pas une garantie. La Vegan Society recommande fortement un suivi notamment du taux de B12 avec des tests spécifiques, avec mesure complémentaire du taux d’homocystéine (régulièrement mesuré comme trop élevé chez les végétaliens et facteur de maladies cardiovasculaires)…

Un simple tour sur les forums vegans confirme que malgré la prise de compléments alimentaires, on peut être carencé en B12…
De plus, certains vegans réfutent totalement la nécessité de se complémenter en vitamine B12 et sont des dangers pour leurs enfants….

Les conséquences pouvant être gravissimes, cela mérite un check up complet au bout de quelques années (les réserves en B12 et en vitamine A s’épuisant au bout d’environ 5 à 7 ans, et les symptômes apparaissant bien plus tard). Ce n’est peut être pas un hasard d’ailleurs si les végans qui perdurent au delà de 5 ans sont rares

Ce sont certainement les plus virulents car ils ne comprennent pas pourquoi les autres n’y arrivent pas….

Beaucoup de vegans continuent à penser que seule la B12 est problématique or les choses sont beaucoup plus compliquées !!!

Je suis parti des nutriments présents dans la viande, le poisson, les oeufs, les produits laitiers et j’ai commencé à chercher si on les trouvait également dans les végétaux, si leur biodisponibilité était la même, si la présence d’anti nutriments très présents dans les végétaux pouvait être problématique. Cela m’a permis de trouver énormément d’informations intéressantes à creuser. Car les vegans étant tellement peu nombreux, il y a encore relativement peu d’études les concernant.
Par contre on peut trouver de nombreuses études qui étudient les conséquences d’une carence en tel ou tel nutriment. Le commentaire vegan précédent résume assez bien les risques d’une alimentation végétale. A la nuance près qu’à l’exception de ceux qui ont les fameux gènes végétariens, la totalité des humains ne sait pas métaboliser les omégas 3 à chaines longues comme le DHA fondamental pour le cerveau…

C’est ainsi que mes recherches m’ont permis de trouver les travaux du Dr Georgia Ede qui est une spécialiste de la nutrition et ses impacts sur les maladies cérébrales…. Etant elle même ex végétalienne, elle est très critique sur l’alimentation végétale qui ne permet pas de maintenir un cerveau en parfait état de fonctionnement (cerveau embrouillé, dépression, anxiété, vieillissement prématuré…).

J’ai également été choqué par des photos de vegans se targuant d’être en bonne santé mais affichant une pâleur maladive (je sais c’est cliché mais c’est souvent le cas), une maigreur extrême et dans certains cas, faisant nettement plus vieux (ce qui s’explique assez facilement par certaines carences notamment en collagène, en DHA et en vitamine K2 par exemple)…

J’ai voulu créer Veganisme Intox et Dangers et rejoindre la fédération des Omnivores responsables pour démonter les intox et la désinformation qui circulent, et surtout parce que certains se lancent dans le véganisme sans aucune connaissance et si modestement je peux éviter à certains d’avoir de graves problèmes de santé, j’en serai ravi.

Les vegans aiment les animaux. Moi aussi, mais j’aime également les humains et ne peut me résigner à voir certaines personnes se ruiner la santé à cause d’une propagande mensongère qui minimise les risques.

Peut on se passer de produits d’origine animale?

Jusqu’à preuve du contraire, on ne peut pas se passer durablement et universellement des produits d’origine animale dans notre alimentation.
Quand les végétariens stricts et les végans auront un taux de réussite de 100% sur plusieurs générations alors on pourra entendre leurs arguments. Aujourd’hui, contrairement à ce qui est affirmé à tort, il n’y a aucun consensus sur le sujet. Bien au contraire.

Les positions qui ne prennent pas position contre (mais sont plutôt neutres) sont toutes au conditionnel et il faut prendre le temps de comprendre les conditions et ce qu’implique le bien planifié. Le risque de ne pas faire comme il faut est grand (interactions alimentaires notamment).

Bien que théoriquement il soit possible d’obtenir l’ensemble des nutriments nécessaires, en pratique ce n’est pas le cas…

D’où l’importance du nombre des ex vegans aussitôt accusés de ne pas avoir fait comme il faut.

On ne doit pas réfléchir à ce qu’on mange pour vivre.

La souffrance animale en élévage? contre productive…

Je précise que le partage totalement les positions concernant la souffrance animale qu’on peut parfois rencontrer de façon ultra minoritaire (car contre productive) et qu’il est fondamental de dénoncer.

Mais au même titre que bannir l’agriculture serait stupide sous prétexte que l’agriculture intensive est nocive, il est tout aussi stupide de vouloir supprimer l’ensemble des élevages (si ce n’est pour préserver les vegans de leur propre souffrance morale qu’ils ressentent à l’idée qu’un animal puisse servir de repas, car c’est au final le fond du problème).

Je préfère pour ma part, sélectionner des élevages de plein air comme on en trouve en majorité autour de chez moi, j’ai mes propres poules élevées en plein air, échange gite et couverts contre œufs frais (et je ne les mange pas quand elles ne pondent plus).
Même si récemment j’ai eu l’occasion de visiter un élevage industriel qui m’a fait revoir ma position vis à vis de ce type d’élevage… On est loin des images véhiculées par L214.


J’ai consacré un article entier sur le sujet de la souffrance animale sur ce même site.
En deux mots : peut on raisonnablement penser qu’un animal maltraité puisse donner le meilleur de lui même? Le but d’un animal c’est d’être amené à l’abattoir dans les meilleures conditions de santé et de croissance ou dans le cas d’animaux producteurs (vaches laitières, poules pondeuses, moutons) d’être dans les meilleures conditions de bien être…

Les abattoirs…

Les vegans et végétariens se focalisent beaucoup sur la mise à mort dans les abattoirs. Hélas, les images que l’on peut voir ne sont pas accessibles pour tous, car sans les clés pour les décrypter, elles peuvent choquer….

Pour faire rapide, un article ayant été consacré sur le sujet, dans la très grande majorité des cas, les animaux ne souffrent pas. Mais il y a effectivement un risque étant donné les cadences (d’où des initiatives qui se multiplient comme des petits abattoirs tenus par des éleveurs, ou le développement des abattoirs mobiles).

Mais si on prend le temps de réfléchir quelques secondes. Quand bien même un animal souffrirait quelques secondes, doit on pour cela remettre en cause des années d’existence heureuse? Pour les vegans qui aiment faire des comparaisons douteuses, devrait on empêcher de naitre les humains dont on pourrait prédire à l’avance qu’ils vont mourir dans de brèves souffrances ? C’est évidemment ridicule…

Mais c’est bien involontairement que j’ai fait certainement l’une des découvertes les plus intéressantes….
En effet, j’ai eu l’occasion de découvrir l’univers fascinant des mouvements réflexes spinaux (qui passent par la moelle épinière et non pas par le cerveau centre de la douleur) qu’on observe dans les abattoirs et qui laissent penser que les animaux sont conscients. J’ai découvert ce phénomène après avoir achevé (décapité) une de mes poules atteinte par des parasites que je n’arrivais pas à éradiquer… Décapitée, elle continuait à bouger dans tous les sens quand je la touchais…. Je voulais comprendre ce phénomène d’un point de vue scientifique…

Un bel exemple de réflexe post mortem….

Ces mouvements réflexes existent aussi chez les humains (comme notamment le signe de Lazare) laissant croire aux familles que la personne en état de mort cérébrale réagit… Pour les âmes sensibles, la vidéo montre un enfant en état de mort cérébrale…

https://www.youtube.com/watch?v=Nty6bICZlyA

Ces mouvements réflexes que l’on voit en majorité dans les vidéos sur les abattoirs sont impressionnants et peuvent donner l’illusion qu’un animal ressent la douleur alors que ce sont justes des mécanismes de réflexes destinés à préserver le corps en l’absence de conscience….

L’humanité peut elle être vegane?

L’humanité ne pourra jamais être vegane pour au moins 3 raisons.
La première, le taux d’échec… Plusieurs études annonce des taux d’échec compris entre 70% et plus de 85%.. Les raisons sont multiples et la génétique en est une explication…

Deuxièmement, les terres cultivables ne sont pas suffisantes (une grande partie des terres utilisées par les animaux ne sont pas cultivables), et le bétail transforme 86% de végétaux non comestibles en protéines de haute qualité selon la FAO…

Only a small % of what cattle eat is grain. 86% comes from materials humans  don't eat. — Sacred Cow

Toujours selon la FAO des régions entières ne sont pas propices à la culture (trop arides, trop froides, trop rocailleuses, non irrigables…). La grande majorité des terres d’élevages ne pourraient pas permettre la culture de végétaux…

Exemples de terres non cultivables

Et dernier point, une grande partie de la population n’aura jamais le niveau de connaissance pour se nourrir uniquement de végétaux.
Je passe rapidement sur le désastre écologique que cela serait… Regardez le désastre de la production des amandes en eau et en vie d’abeilles, le désastre écologique et humanitaire du quinoa, le désastre du soja, des avocats, des noix de cajou….

D’ailleurs quand on pointe du doigt la consommation de soja et de quinoa par exemple, les vegans nous répondent qu’ils proviennent de France… Oubliant que si tout le monde devenait vegan, la production française serait largement insuffisante

Existe il un seul argument valable ?

Nous avons rapidement vu qu’aucun argument ne tient la route… Santé, écologie, maltraitance animale… Mais en ce qui me concerne, le seul argument que je trouve recevable est la sensibilité.
Je peux comprendre que pour certaines personnes, tuer pour manger un animal soit trop difficile. Mais tous les autres arguments ne sont que des prétextes pour tenter de convaincre la majorité des personnes qui ne se laissent pas dominer par leurs émotions.

Oui on tue les animaux pour se nourrir et on ne leur demande pas leur avis. Mais les animaux d’élevages ne peuvent pas avoir conscience de ce qui va leur arriver. Seul l’humain le sait. Ils profitent de la vie sans se poser des questions. Certains mieux que d’autres, certes. Mais même les animaux élevés en intérieur ne sont pas malheureux car ils sont nés dans cet environnement. Ils ne savent même pas ce qu’est l’extérieur. Il ne peuvent pas regretter ce dont ils ignorent même l’existence.

C’est notre anthropomorphisme naturel qui nous fait se mettre à la place des animaux en réfléchissant à leur place avec nos connaissances spécifique d’humains.

Enfin pour terminer, je voudrais préciser que je ne fais partie d’aucun lobby laitier, de viande ou quoique ce soit…. Certains vegans pour éviter toute discussion sur le fond usent de cet argument trop facile….

J’essaie d’avoir l’approche la plus large et rigoureuse possible car tout est lié….

Plus de publications
Partage
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Close
Social profiles