Veganisme : échec et mat…

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L’un des arguments qui revient constamment chez les vegans, mais aussi les végétariens, c’est que l’on peut se passer de viande… Et que par conséquent, manger des animaux relève d’un choix égoïste…

Mais qu’en est-il vraiment?

Sans rentrer dans la science et la génétique (que j’ai déjà partiellement abordée avec les mutations génétiques fréquentes qui impactent notre capacité à synthétiser certaines molécules que l’on trouve toutes prêtes dans l’alimentation omnivore) qu’en est-il quand on regarde de simples faits ?

  • Si on peut se passer de viande alors le taux de réussite des végans et des végétariens devraient frôler les 100%.
  • On peut également se poser la question de savoir pourquoi y a-t-il toujours aussi peu de végétariens dans le monde alors que le végétarisme existe depuis des millénaires ?

Seulement 5% de la population mondiale serait végétarienne… 

source : /www.futurekind.com/blogs/vegan/vegan-statistics

Sur ces 5% de végétariens dans le monde, la majorité se situent en Inde où ils disposent d’un patrimoine génétique spécifique

source : https://www.xcode.life/dna-and-health/know-genes-fads1-vegetarian-gene/

Les vegans eux, font encore trop peu l’objet d’études spécifiques car malgré leur forte présence sur les réseaux sociaux, ils ne représenteraient qu’environ 1% de la population mondiale selon leurs propres sources.

https://veganbits.com/vegan-demographics/

On peut donc se demander pourquoi en 70 ans d’existence, le veganisme reste si confidentiel ?

Existe-t-il des études sur ce sujet qui peuvent nous apporter des éléments de réponse ?

En 2019, le site Vomadlife tenu par des vegans, a réalisé une vaste étude portant sur près de 13 000 vegans dans pratiquement 100 pays.

https://vomadlife.com/blogs/news/why-people-go-vegan-2019-global-survey-results

De cette étude il ressort que les vegans sont majoritairement jeunes et que la majorité pratique le véganisme depuis peu.
Deux informations qui laissent penser que le veganisme ne semble pas viable sur le long terme.

tranches d’âge des vegans étudiés

Les vegans de longue date (au-delà de 10 ans) ne représentent en effet que 7% des 13000… On peut légitimement se poser la question de savoir pourquoi ils sont si peu nombreux…
Si le véganisme était récent cela pourrait s’expliquer. Or ce n’est pas le cas. On devrait logiquement trouver beaucoup plus d’effectifs à moyen et long terme.

durée d’adhésion au véganisme

Cette étude de grande ampleur permet de montrer que les vegans de longue date sont rares… Se passer de viande ne semble donc pas si facile….

Cette étude est elle unique?

Non, une étude Allemande de 2015 portant sur près de 900 vegans a montré que les vegans de longue date sont rares et que la majorité pratiquent depuis peu.
Là aussi, on observe seulement 12% de vegans au-delà de 5 ans alors que l’Allemagne est un pays où le véganisme est présent depuis longtemps.

La question est donc de savoir pourquoi y a-t-il si peu de vegans de longue date alors que si on écoute les vegans, le taux d’échec est faible…

Une rapide recherche avec les mots clés « former vegan », « ex vegan » ou « no longer vegan » permet de rapidement constater que les anciens vegans sont nombreux. On peut évidemment décliner cette recherche en français…
Beaucoup alertent sur leurs problèmes de santé quand ils étaient végans.

Ces nombreux ex vegans sont aussitôt accusés par les « toujours » vegans, de ne pas avoir fait « komilfo ».
Ce qui en soit, est un aveu des risques encourus par les personnes qui adoptent une alimentation végétale, et un aveu que ce n’est pas aussi facile qu’ils prétendent.

Le forum économique mondial s’inquiète d’ailleurs du retour de la malnutrition dans les pays développés à cause du véganisme…

https://www.novethic.fr/actualite/social/consommation/isr-rse/le-veganisme-pourrait-aggraver-la-malnutrition-dans-les-pays-developpes-146766.html

Mais les témoignages visibles cachent l’immensité que représentent ceux qui arrêtent en toute discrétion pour des raisons évidentes.
Après avoir clamé haut et fort les bienfaits supposés de cette alimentation, devoir renier tout ce à quoi on croyait est disons… plus que gênant.
Et beaucoup redoutent la violence qui se déchaine sur eux :

https://www.smh.com.au/lifestyle/health-and-wellness/why-those-abandoning-veganism-experience-violent-backlash-20190909-p52pgo.html

Le taux d’échec :

Maintenant que nous avons vu, études à l’appui que les vegans de longue date sont rares, on peut donc se poser la question du taux d’échec.

On a tous eu vent de cette étude sur le taux d’échec des végétariens.

https://www.psychologytoday.com/intl/blog/animals-and-us/201412/84-vegetarians-and-vegans-return-meat-why

Mais est ce pareil pour les vegans ?

Les vegans refusent d’être associés à cette étude car ils accusent fréquemment les végétariens de ne pas avoir suffisamment de convictions.

La réponse est apportée par l’équipe de Faunalytics un site animaliste à l’origine de l’étude car c’est un sujet d’inquiétude pour eux.
Ils se sont concentrés sur les végés aux USA en faisant une enquête qui regroupe végétariens et végans.

https://faunalytics.org/a-summary-of-faunalytics-study-of-current-and-former-vegetarians-and-vegans/

Ils dressent le constat que la tendance est la même, même si les vegans ont des motivations plus fortes que les végétariens. Le but de cette étude est de comprendre pourquoi le végétarisme et le véganisme ne s’imposent pas.
Il est dommage que l’étude ne fasse pas la distinction entre les vegans et les végétariens dans l’analyse des raisons qui ont poussées à l’arrêt de ce mode d’alimentation.
Les végétariens ont des motivations moins profondes que les vegans et donc faussent forcément les statistiques notamment liées aux problèmes de santé.

Quand on regarde dans le détail de cette étude, on constate que le taux d’échec des vegans semble être un peu plus faible (de l’ordre de 70%).  Leurs motivations étant plus profondes, ils abandonnent moins facilement. Toutefois ce chiffre est à relativiser étant donné que le régime alimentaire de base américain est déséquilibré. Une régime végétal est certainement moins problématique pour une majorité qu’une régime saturé en mauvaises graisses et sucres, en tout cas à moyen terme.

Dans les annexes de l’étude, on trouve plus de détails sur les différentes raisons qui ont poussées les personnes a abandonner leur alimentation végé. Hélas la distinction n’est pas faites entre vegans et végétariens.

Néanmoins on peu mettre en évidence plusieurs raisons majeures.

Sur 1166 ex végés les principales raisons invoquées pour l’abandon de cette alimentation sont :

  • 18% n’ont pas donné de raison claire ou ont donné une raison confuse
  • 25% n’étaient pas satisfaits de l’alimentation et avaient des envies de de produits d’origine animale…
  • 20% ont indiqué avoir des problèmes de santé qui pour la grande majorité ont disparu rapidement avec la réintroduction de la viande… Mais il faut également remettre en perspective que la grande majorité des personnes de l’étude ont abandonné rapidement avant d’avoir le temps de développer des problèmes de santé (mis à part la fatigue et la faim) qui apparaissent rarement avant quelques années de pratique.

Les problèmes sociaux souvent mis en avant par les vegans pour expliquer pourquoi certains abandonnent, ne représentent que 10% des abandons. Tout comme les difficultés à trouver de la nourriture qui représentent moins de 10% des raisons d’abandons.

D’ailleurs comme l’indique cette ancienne végane dont le témoignage se trouve ci dessous :

« Demandez-vous si les 30 millions d’Américains qui ont essayé le véganisme ou le végétarisme ne sont que des influenceurs qui cherchent à attirer l’attention et qui ont «mal fait le véganisme» en mangeant cru / en faisant des détox / en ne mangeant pas assez / en ne complétant pas assez / en ne complétant pas bien / en ne mangeant pas assez de l’ingrédient ou du groupe alimentaire xyz?
Demandez-vous s’il est tout à fait normal que manger soit si compliqué. »

« Je ne suis pas là pour vous convaincre que votre régime végétalien est malsain, le temps le fera pour moi. « 

Que peut on conclure de ces différentes études ?

On constate que quelques soient les raisons, factuellement les vegans de longue date sont rares. Qu’ils arrêtent pour des problèmes de santé (avoués ou pas, n’oublions pas que 18% donnent des raisons imprécises ou peu claires) ou parce qu’ils ne sont pas satisfaits par la nourriture, les chiffres sont là.
Seuls les vegans les plus motivés sont ceux qui tiennent le plus longtemps sous réserve qu’ils ne développent pas de problème de santé.

Et la question qui se pose, combien parmi eux trichent ? Un terme a même été inventé « chegan« , contraction de cheater (tricheur) et vegan (comme Venus Williams par exemple qui avoue régulièrement tricher)…

El gran engaño de RAWVANA y la Traición de Pautips | Bellisssimaa1 - YouTube

https://www.vegemag.fr/lifestyle/rawvana-la-youtubeuse-vegane-americaine-en-pleine-tourmente-15826/

Donc face à l’affirmation « on peut se passer de la viande » on peut répondre :

En guise de mot de la fin, je souhaiterai remettre ici la conclusion d’un témoignage fort que j’ai recueilli il y a deux ans, d’une ancienne végane qui a côtoyé les « hautes instances véganes françaises » dont le fameux médecin référent des vegans:

« Dans ce milieu, j’ai connu des donneurs de leçons particulièrement hargneux en termes de nutrition, eux-mêmes cachés derrière des photos d’animaux mignons, mais atteints d’obésité morbide et de troubles psychiatriques très importants, ainsi que des « scientifiques » manipulateurs, adeptes du « Cherry Picking », vous savez, l’art et la manière de ne choisir que les données scientifiques qui vous arrangent pour asseoir votre argumentation. Niveau objectivité, on repassera !

J’ai croisé la route de gens désœuvrés, qui ne vivaient que pour les réseaux sociaux, connectés du soir au matin, récitant par cœur les mêmes discours entendus et lus partout, avec des messages formatés et copiés-collés, adressant sans arrêt les mêmes visuels, les mêmes liens vers les mêmes vidéos, les mêmes blogs, toujours la même façon de militer, incapables d’écouter ni de prendre en compte le moindre argument contraire au véganisme !

J’ai aussi découvert des beautés incroyables « healthy et spirituelles » hautement inspirantes, avec photos évoquant la vie de rêve et utilisant des citations profondes sur le sens de la vie… mais véritablement malades dans leur vie privée…

J’ai côtoyé les leaders français du mouvement qui étaient franchement charismatiques en vidéo, et tellement éteints, névrosés et épuisés de l’autre côté de l’écran…

J’ai aussi découvert des gens formidables qui ont quitté ce Titanic qu’est le véganisme avant qu’il ne soit trop tard, et d’autres, que je ne côtoie plus, mais dont je sais qu’ils sont inexorablement enfoncés dans des maladies chroniques, ou de la dépression incurable, toujours véganes à l’heure actuelle, mais totalement hermétiques à tout questionnement au plan alimentaire…

J’ai également connu des « véganes » qui se ruaient sur du fromage et autres produits animaux dès qu’ils étaient seuls, notamment dans leur voiture, tout en continuant à montrer en société que tout va bien, à poster des photos de leurs plats « veggie green » avec une horde de hashtags alléchants, pour la gloire… sans doute.

J’ai pleuré avec des parents attentionnés et amoureux des animaux, qui se rendaient bien compte que leurs enfants en bas âge n’étaient pas en bonne santé avec une alimentation végétalienne, mais qui persévéraient quand même par éthique…

Finalement, j’ai sympathisé avec des personnes présentant souvent le même type de profil : intelligents, instruits, rebelles, besoin de reconnaissance, besoin de sensations fortes, rupture familiale, sociale ou professionnelle, réceptifs aux méthodes de culpabilisation, en recherche de but suprême…

Et enfin, j’ai recueilli les confidences de quelques véganes qui souffraient précisément des mêmes maux que moi. Cela commençait à faire trop de monde pour que je sois la seule concernée. »

Témoignage intégral
https://www.facebook.com/VeganIntox/posts/535942916816094

PS : je viens d’intégrer un groupe d’anciens vegans qui partagent leurs expériences négatives et des conseils pour retrouver la santé. Une sorte de groupe de soutien en quelque sorte.
Je suis surpris d’y trouver des vegans de très longue date qui sont obligés de se rendre à l’évidence parfois après 20 ans d’aveuglement. Certains se posent clairement la question d’ouvrir les yeux de ceux qui sont encore dans l’illusion vegane. Mais devant la haine qui se déferle, ils préfèrent renoncer…

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