Comment l’Affaire Elisa est devenue l’Affaire Curtis ?

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Loin de nous l’idée de refaire l’enquête, dont les tests ADN et le rapport d’experts indiquent clairement maintenant que seul le chien « Dark Midnight », un pittbul importé illégalement en France, renommé « Curtis » lors de son passage à la frontière, était présent auprès de la victime Elisa Pilarski. Élément qui avait déjà été mis en avant lors de la première reconstitution.

Si on comprend facilement pourquoi Monsieur Ellul, le compagnon d’Elisa Pilarski, aimerait disculper son chien, puisque cela le mettrait de fait hors de cause ( rappelons toutefois que seule la justice peut établir ou non la culpabilité d’une personne, certainement pas les réseaux sociaux, et que M Ellul, au moment où ces lignes sont écrites, n’est pas mis en cause par la justice dans ce drame. Il bénéficie de fait de la présomption d’innocence.), nous nous sommes demandés pourquoi, même après les rebondissements judiciaires de la semaine dernière, des internautes s’acharnaient encore à défendre ce « pauvre loulou innocent » ? Et donc comment, dans une indécence sans nom, l’affaire Elisa Pilarski était devenue, dans une espèce de brouhaha médiatico-misanthropique, l’affaire Curtis ?

Comme nous l’avons vu, si du côté du clan Ellul, les responsabilités et les éventuelles poursuites que cela engendrerait pour C.Ellul, les motivations dans la défense de Dark Midght sont évidentes, pour d’autres comme la Fondation Bardot, Remi Gaillard, Hugo Clément, les AVA et certains autres groupuscules antispécistes qui se sont emparé de l’affaire depuis le début, et ce sans se soucier de la victime, de sa famille, de Ellul ou même du chien et encore moins de la vérité, les motivations sont visiblement tout autres.
Ces captures d’écran de différentes conversations entre antispécistes bien connus pour leur propagande sur internet, nous ont été fournies par un de leurs contacts moins radicalisé, lui même choqué.

C’est assez explicite pour ne pas en rajouter, mais vous comprendrez maintenant comment on passe de l’affaire Elisa Pilarsky, une jeune femme de 29 ans qui portait la vie, à l’affaire Curtis, le chien qui l’a très probablement tuée elle et le bébé qu’elle portait. Peu importe sa mémoire ou le supplice qu’elle a enduré, peu importe le respect et la paix qui seraient aujourd’hui bien mérités par sa famille. Peu importe les enquêteurs et les faits, les antispécistes continueront d’instrumentaliser le nom de cette jeune femme et cela, quelle que soit la vérité. C’est ce qu’on appelle la fameuse compassion végane.

Voilà comment pour certaines associations, leurs prises de position anti-chasse, les amènent à qualifier les résultats des tests ADN, le rapport de deux experts mandatés par la justice, les reconstitutions effectuées en présence des différentes parties et des magistrats en charge de l’enquête ainsi que les nombreuses investigations de la gendarmerie qui convergent toutes dans le même sens, de sources infondées ou non vérifiées.

Un autre exemple, ici on atteint des sommets de mauvaise foi, il y a tout un passage dans le rapport que cette personne nomme « dossier » qui parle d’excoriations derrière l’œil et au cou de l’animal, qui correspondent à des griffures causées par le chien lui même en s’extirpant de sa muselière. Ici on passe miraculeusement de « excoriations » à « morsures » et cela suffit pour enchaîner sur les machinations qui justifieraient l’impensable, « la justice est corrompue, et surtout abolissons la chasse ! »

Ou encore l’Association GIAPA, Groupe Intervention Actif Protection Animale, qui ne s’est jamais cachée de ses ambitions anti-chasse.

Et dans le même temps, c’est également le Giapa qui s’organise pour réunir les associations anti-chasse dissimulées derrière la protection animale.

Pour conclure nous aimerions rappeler que cela fait des siècles que l’on ne juge plus les animaux, que l’on ne traduit plus les cochons mangeurs d’enfants devant les tribunaux et que l’on ne brûle plus les chats en place publique. Le baratin « Curtisse lé inossan » des défenseurs de l’animal, n’est pas plus audible qu’acceptable. Contrairement à ce que prétendent toutes ces personnes en appelant à « Sauver Curtis », ni la gendarmerie, ni la justice, ni quiconque ne cherche à culpabiliser un animal.


Le but de l’enquête est de déterminer ce qui a causé les blessures ayant entraîné la mort d’Elisa Pilarski et dans quelles circonstances. Quel que soit l’animal qui en est à l’origine, c’est à l’administration de déterminer si celui-ci représente un danger pour la société. Cela n’est ni un procès, ni une vengeance, ni une manœuvre destinée à dissimuler un complot du « lobby de la chasse », c’est une mesure administrative dont le but est de protéger le public d’un danger.
Ce sera ensuite à la justice de se prononcer sur les éventuelles responsabilités des individus à l’origine des faits, que ce soit Ellul qui a importé illégalement l’animal en France, ou d’autres personnes qui pourraient être impliquées…

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