La position de l’ADA à la loupe

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La position de l’ADA est souvent utilisée par les vegans pour tenter de convaincre que le végétalisme est sans danger.
Bien entendu, aucun vegan n’a lu cette position soit disant officielle et ils se contentent de répéter la retranscription faite par leurs sites référents.
Sachant que cette position va à l’encontre d’autres positions internationales (Belgique, Allemagne, Suisse, Espagne, Italie France…) j’avais envie d’en savoir plus, je me suis donc procuré le document afin de voir de quoi il s’agit…

Qui a signé cette position ?

Il faut savoir que l’ADA (American Dietetic Association) ou AND (Academy of Nutrition and Dietetics) compte plusieurs dizaines de milliers de membres et que cette position n’est signée par seulement 2 de ces membres qui peuvent être accusés de conflits d’intérêts ou tout du moins d’un manque de partialité évidente qui, nous le verrons, transparaît assez visiblement dans les omissions de cette position.
En effet, Winston Craig, est notoirement connu pour être membre de l’Église des Adventistes du Septième jour. Une Église qui promeut l’éviction des produits animaux . Dès lors, il ne faut pas compter sur lui pour mettre en avant les études qui démontrent que la viande n’a aucune nocivité… Le philosophe américain, Rhys Southan, a d’ailleurs enquêté sur l’influence de cette Église sur les recommandations de l’ADA. Il apparaît que l’Église a déployé des moyens considérables pour faire valoir institutionnellement le végétarisme et/ou le végétalisme au sein de l’ADA ou à travers la formation de diététiciens sensibilisés à la cause. Clairement, Winston Craig n’est pas neutre dans cette affaire. Il travaille officiellement pour une Église contre la consommation de produits animaux. Il est payé par cette Église et l‘une de ses Universités en tant que chercheur et enseignant.
Ann Reed Mangels est de son côté une végétalienne, elle se définit comme appartenant au Groupe de Ressource Végétarien (et/ou végétalien) (VRG en anglais).
Les vegans qui sont d’habitude si prompts pour dénoncer les lobbys, font une exception curieuse…

Les études citées :

Plus de 200 études sont mentionnées mais seulement 17 concernent les végétaliens. L’ensemble des références concernent les végétariens. C’est d’ailleurs la même mécanique observée chez le Dr Jérôme-Bernard Pellet qui s’appuie sur des études sur le végétarisme pour promouvoir le végétalisme (occultant les passages des études qui ne vont pas dans le bon sens).

L’ADA regorge de publications vantant les mérites de la viande ou du poisson (que l’ADA estime risqué de ne pas manger), ce n’est donc pas un plaidoyer en faveur du végétalisme (car au final, la position de l’ADA est plutôt relative au végétarisme).

De plus il ne faut pas perdre de vue que les omnivores aux États-Unis n’ont rien à voir avec les omnivores européens et français en particulier. Il est évident qu’une régime végétarien est bénéfique si on le met face à la malbouffe qui caractérise une grande partie du peuple américain qui, on le sait, mange trop de mauvaise viande (trop grillée) et peu de légumes et fruits. De plus la viande américaine issue des feed-lots n’a pas du tout les mêmes propriétés nutritives que notre viande nourrie majoritairement avec des végétaux…

D’ailleurs selon d’autres experts en nutrition, les régimes végétariens et végétaliens sont loin d’être en tête de classement des meilleurs régimes alimentaires. Le régime méditerranéen arrive loin devant et ce depuis des années ! Nous avons un recul millénaire sur ce régime alimentaire, pratiquement aucun sur le régime végétalien. Sur le seul critère de la santé, le régime végétalien arrive en 27ème position…

Lecture détaillée de la position :

On peut noter que le conditionnel est systématiquement employé. Il n’est jamais indiqué qu’un régime végétarien/végétalien convient mais peut convenir (sous certaines conditions). Les vegans à l’évidence ne connaissent pas le conditionnel et le fameux « bien planifié »est pris à la légère. À plusieurs reprises les conditions sont explicitées…

Néanmoins quand on parcourt dans le détail la position de l’ADA, on constate que leur position ne diffère pas de ce qui est avancé ici.
À savoir qu’il faut être attentif à toute une série de nutriments (DHA, zinc, calcium, vitamine D, iode…).

Les extraits cités ci-dessous proviennent de la position :

Acides gras n-3
“Alors que les régimes végétariens sont généralement riches en acides gras n-6, ils peuvent être marginaux en acides gras n-3. Les régimes qui n’incluent pas de poisson, d’œufs ou de quantités généreuses d’algues sont généralement faibles en acide eicosapentaénoïque (EPA) et en acide docosahexaénoïque (DHA), acides gras essentiels à la santé cardiovasculaire ainsi qu’au développement oculaire et cérébral. La bioconversion de l’acide α-linolénique (ALA), un acide gras n-3 d’origine végétale, en EPA est généralement inférieure à 10% chez l’homme; la conversion d’ALA en DHA est sensiblement inférieure. Les végétariens, et en particulier les végétaliens, ont tendance à avoir des concentrations sanguines d’EPA et de DHA plus faibles que les non-végétariens. Les suppléments de DHA dérivés de micro-algues sont bien absorbés et ont une influence positive sur les taux sanguins de DHA, ainsi que d’EPA par le biais d’une rétroconversion. »

L’ADA confirme qu’il faut se complémenter en DHA et balaie au passage le mythe de la conversion à partir de l’ALA pourtant encore présente sur certaines pages vegan.
On sait également qu’un taux de DHA trop bas est facteur de vieillissement prématuré du cerveau, et facteur de maladies dégénératives cérébrales.

Zinc
“La biodisponibilité du zinc provenant des régimes végétariens est inférieure à celle des régimes non végétariens, principalement en raison de la teneur plus élevée en acide phytique des régimes végétariens. Ainsi, les besoins en zinc de certains végétariens dont le régime consiste principalement en céréales et légumineuses non raffinées riches en phytates peuvent dépasser les apports nutritionnels recommandés. Les apports de zinc des végétariens varient. Certaines études ont montré que les apports de zinc étaient proches des recommandations et d’autres ont montré que les apports de zinc de végétariens étaient bien inférieurs aux recommandations”.

Les carences en zinc ont bel et bien été constatées. Comme le rappelle l’OMS, la carence en zinc chez la mère peut entraver le développement du nourrisson et entraîner des issues défavorables à la naissance.

https://www.diagnosisdiet.com/full-article/micronutrients-and-mental-health

Iode
“Certaines études suggèrent que les végétaliens qui ne consomment pas de sources clés d’iode, tels que le sel iodé ou les légumes de mer, pourraient être à risque de carence en iode, car les régimes à base de plantes contiennent généralement peu d’iode.”

Là aussi cela confirme les carences étudiées.

Calcium
“Les apports en calcium des lacto-ovo-végétariens sont similaires ou supérieurs à ceux des non-végétariens , alors que les apports en végétaliens ont tendance à être inférieurs à ceux des deux groupes et peuvent être inférieurs à l’apport recommandé.”
Là aussi c’est cliniquement constaté, bien que beaucoup le nient encore…

Cela est confirmé un peu plus loin dans la position de l’ADA quand la thématique de l’ostéoporose est abordée, je cite : “Bien que très peu de données existent sur la santé des os des végétaliens, certaines études suggèrent que la densité osseuse est inférieure chez les végétaliens par rapport aux non-végétariens.” “Le risque plus élevé de fracture osseuse chez les végétaliens semble être une conséquence d’un apport inférieur en calcium.”

Vitamine D
“De faibles apports en vitamine D, de faibles concentrations sériques en 25-hydroxyvitamine D et une réduction de la masse osseuse ont été rapportés dans des groupes de végétaliens n’ayant pas utilisé de suppléments de vitamine D ni d’aliments enrichis.”

Vitamine B12
“Les régimes végétariens sont généralement riches en folacine (vitamine B9), ce qui peut masquer les symptômes hématologiques de la carence en vitamine B-12, de sorte qu’une carence en vitamine B-12 peut rester non détectée jusqu’à ce que les signes et les symptômes neurologiques se soient manifestés . Le statut en vitamine B-12 se détermine mieux en mesurant les taux sériques d’homocystéine, d’acide méthylmalonique ou d’holotranscobalamine II”

L’ADA confirme également qu’il faut contrôler son taux de B12. La Vegan Society prône également le contrôle régulier du taux de vitamine B12. Beaucoup de vegan ne le font pas pensant que la prise de compléments en B12 les mets à l’abris de carences. Or plusieurs études ont montré que malgré la prise de compléments en B12, il y avait toujours des carences constatées.

Un régime végétarien et végétalien conviendrait à toutes les étapes de la vie.

Une affirmation qui laisse perplexe, non pas pour les végétariens mais concernant les vegans, car il va à l’encontre de beaucoup de positions de nutritionnistes que j’ai pu consulter.

Les femmes allaitantes :
Il est clairement indiqué qu’aucune étude n’avait été faite !!!!

Une équipe française a pourtant été capable de faire une revue de la littérature pour conclure je cite : « Étant donné la gravité des conséquences que peuvent entraîner ces régimes pendant la grossesse et la lactation sur la santé maternelle, fœtale, néonatale et infantile, il semblerait judicieux de mettre en place d’une part un dépistage précoce et systématique de ces pratiques alimentaires dès les premiers mois de la grossesse et d’autre part une supplémentation adaptée aux différentes carences potentielles. « Qu’en est il pour les végétariennes ?“ Les résultats d’une analyse fondée sur des preuves suggèrent (?!) que les régimes végétariens peuvent être nutritionnellement adéquats pendant la grossesse et conduire à un résultat positif à la naissance.” “Les nutriments clés de la grossesse comprennent la vitamine B-12, la vitamine D, le fer et le folate, tandis que les nutriments essentiels de la lactation incluent la vitamine B-12, la vitamine D, le calcium et le zinc. Les régimes des végétariennes enceintes et allaitantes devraient contenir des sources fiables de vitamine B-12 par jour. Selon les recommandations pour la grossesse et l’allaitement, si la synthèse de la vitamine D suscite des préoccupations en raison d’une exposition limitée au soleil, du tonus de la peau, de la saison ou de la protection solaire, les femmes enceintes et allaitantes devraient utiliser des suppléments de vitamine D ou des aliments enrichis en vitamine D. Aucune étude incluse dans l’analyse des preuves n’a examiné le statut en vitamine D pendant la grossesse végétarienne. Des suppléments de fer peuvent être nécessaires pour prévenir ou traiter l’anémie ferriprive, fréquente pendant la grossesse. Il est conseillé aux femmes en âge de procréer ainsi qu’aux femmes pendant la période périconceptionnelle de consommer 400 µg de folate par jour sous forme de suppléments, d’aliments enrichis ou des deux. Les besoins en zinc et en calcium peuvent être satisfaits par des sources de nourriture ou de suppléments, comme indiqué dans les sections précédentes sur ces nutriments.”
“Le DHA joue également un rôle dans la grossesse et l’allaitement. Les enfants de mères végétariennes semblent avoir un taux de DHA moins élevé dans le cordon et le plasma que les enfants de non-végétariens. Le lait maternel est plus faible en DHA chez les végétaliens et les lacto-ovo-végétariens que chez les non-végétariens . En raison des effets bénéfiques du DHA sur la durée de la gestation, la fonction visuelle et le développement neurologique du bébé, les végétariens et les végétaliennes enceintes et allaitantes doivent choisir des sources de nourriture contenant du DHA (aliments enrichis ou œufs de poules nourries avec des microalgues riches en DHA) . Une supplémentation en ALA, un précurseur de DHA, pendant la grossesse et l’allaitement n’a pas été démontrée comme étant efficace pour augmenter les niveaux de DHA infantile ou la concentration de DHA dans le lait maternel.”

Au chapitre des apports en micronutriments il est indiqué que sur la base de 10 études que seuls les micronutriments suivants avaient une consommation inférieure chez les végétariens par rapport aux non-végétariens :·
la vitamine B-12, vitamine C, calcium et zinc.

Le régime végétarien ne pose pas de problème mais quand même…

Les nourrissons :
“Les autres préparations, y compris le lait de soja, le lait de riz et les préparations maison ne doivent pas être utilisées pour remplacer le lait maternel ou les préparations commerciales pour nourrissons.”“L’apport en zinc doit être évalué et des suppléments de zinc ou des aliments enrichis en zinc doivent être utilisés lorsque des aliments complémentaires sont introduits si le régime est pauvre en zinc ou principalement composé d’aliments à faible biodisponibilité en zinc.”

Les enfants:
“La croissance des enfants lacto-ovo-végétariens est similaire à celle de leurs pairs non végétariens . Peu d’informations sur la croissance des enfants végétaliens ont été publiées. Certaines études suggèrent que les enfants végétaliens ont tendance à être légèrement plus petits mais dans les limites normales de la norme de poids et de taille.”
“Les besoins en protéines des enfants végétaliens peuvent être légèrement supérieurs en raison des différences de digestibilité des protéines et de composition en acides aminés , mais ces besoins en protéines sont généralement satisfaits lorsque les régimes contiennent une énergie suffisante et une variété de produits végétaux.”

Les adolescents :
Pas d’étude sur les végétaliens.

Les ainés :
Pas d’étude sur les végétaliens.

Les athlètes :
Pas d’étude sur les végétaliens.
Toutefois concernant les végétariens “Les athlètes végétariens peuvent avoir une concentration de créatine musculaire plus basse en raison de faibles niveaux de créatine dans l’alimentation. Les athlètes végétariens participant à des exercices intensifs à court terme et à des exercices de musculation peuvent bénéficier d’une supplémentation en créatine . Certaines recherches, mais pas toutes, suggèrent que l’aménorrhée (absence de règles) peut être plus fréquente chez les athlètes végétariens que les athlètes non végétariens.”

La créatine sert à stocker des réserves énergétiques dans les muscles. En d’autres termes sans complémentation en créatine, un athlète végétarien sera moins fort et moins endurant. Pour clore ce chapitre, ils concluent qu’un régime végétalien peut convenir à tous les stades de la vie sans toutefois avoir une seule étude sur laquelle s’appuyer.

Le Soja :
Il y a un paragraphe sur le soja faisant référence aux populations asiatiques pour donner du crédit à la consommation de soja, alors que cette source de protéines est controversée en raison des œstrogènes qu’il contient. J’en profite pour rappeler que les asiatiques ne consomment pas le soja de la même façon que les vegan (fermentée) et que de plus ils ont un microbiote différent plus adapté à la consommation de soja leur permettant d’être deux fois moins sensibles que les européens aux œstrogènes qu’il contient.
C’est pourquoi s’appuyer sur la consommation de soja des asiatiques pour aller à l’encontre de l’avis de l’Anses (entre autres, ce ne sont pas les seuls) qui préconise de ne pas dépasser 1mg/kg de poids de corps (soit 26 gr de protéines de soja par jour chez l’adulte) n’est pas pertinent !
Les asiatiques peuvent consommer 2 fois plus de soja que les européens grâce à leur microbiote spécifique….

Mortalité :
La partie sur la mortalité a été depuis invalidée par de nombreuses études alors que dans la position de l’ADA, il n’est utilisé qu’une seule étude à charge contre la viande. La viande en tant que telle n’est pas nocive comme le rappelle l’OMS mais c’est une surconsommation de viande associée à une mauvaise cuisson qui peut favoriser certains cancers et maladies cardiovasculaires.
Le parti pris des auteurs est flagrant pour qui connait les nombreuses autres études montrant qu’il n’y a pas de différence de mortalité entre végétariens/végétaliens et omnivores à conditions que le régime omnivore soit équilibré (ce qui rappelons le, n’est pas le cas aux US pour de très nombreuses personnes).

Conclusion :
Cette position en faveur du végétarisme qui n’aborde quasiment pas le végétalisme, si ce n’est pour dire qu’il n’a pas été étudié, est au final la position de deux de ses membres pro végé. D’autres membres de l’ADA, se sont exprimés, émettant des réserves ou des nuances. Il n’y a pas de désaveu de cette position car au final, cette position indique juste que le végétarisme et le végétalisme peuvent (conditionnel) convenir s’ils sont bien planifiés (ce dernier mot a une importance fondamentale !!). On ne planifie pas un régime omnivore, un régime végé doit l’être pour apporter séparément ce qu’apporte plus facilement un régime omnivore équilibré.
L’importance des contrôles et des suppléments sont d’ailleurs abordés dans la position de l’ADA.

Déclarations d’autres membres de l’ADA :
Voici quelques citations de porte-paroles de l’ADA non-végétaliens qui semblent moins enthousiastes à propos du veganisme :

Keri Gans Dt.P., MS, CDN, porte-parole de l’American Dietetic Association

(NY Daily News) : lien non disponible en europe
“Vous pouvez répondre aux besoins nutritionnels d’un enfant avec un régime végétalien, mais c’est très difficile”, “Lorsque vous retirez des produits laitiers, vous devez vous demander comment l’enfant obtiendra du calcium et de la vitamine D.”
“Et s’il est possible de s’assurer que l’enfant tire ces nutriments d’autres sources, c’est difficile – à moins que votre enfant n’adore les légumes. Pour obtenir le calcium d’une tasse de lait, un enfant devrait consommer quatre tasses de brocoli”
“Un régime végétalien présente un autre risque : il se peut qu’un enfant ne reçoive pas assez de protéines – ou du moins la totalité des protéines offertes par la viande et les produits laitiers.”
Parmi les autres carences nutritionnelles possibles avec un régime végétalien, on note le manque de fer ou d’oméga-3, souligne Gans. Ces oméga-3 sont essentiels à la santé cardiovasculaire et au développement du cerveau, dit-elle.
Même si un régime végétalien peut convenir à un adulte, le corps en croissance d’un enfant a besoin de nombreux nutriments pour se développer, explique Gans.
“Si la famille sait ce qu’elle fait, travaille avec un professionnel et obtient les suppléments appropriés, les besoins pourraient être satisfaits”
“En général, les enfants qui suivent un régime végétalien ont tendance à être un peu plus petits que les autres enfants. Une partie du problème de leur alimentation provient du fait que la plupart des aliments qu’ils mangent ne sont pas aussi denses en calories, ils ont donc besoin de manger beaucoup pour avoir assez de calories”

(ABC News) :
Mais comme l’a souligné la porte-parole de l’American Dietetic Association, Keri Gans, “le végétarisme doit être fait correctement pour en tirer les bénéfices. … Plus précisément, les végétariens doivent trouver des sources de protéines autres que la viande. Ceux qui choisissent de devenir végétaliens doivent être encore plus vigilants pour trouver des substituts à d’autres nutriments, tels que le calcium qu’ils pourraient autrement obtenir des produits laitiers.”

(USA Today) : lien non disponible en europe
« Beaucoup de gens sont intéressés par le véganisme », « Malheureusement, ils ne font pas tous les recherches nécessaires pour en faire un choix sain. »
Selon Gans, des végétaliens débutants sous-informés se retrouvent affamés et tentent de se nourrir de salades et de lait de soja. D’autres « finissent par prendre du poids parce qu’ils mangent trop de glucides dans les pâtes et le riz ou trop de noix et de graines grasses« , explique Tara Gidus, diététicienne à Orlando, également porte-parole de l’ADA.

Dawn Jackson Blatner

(CBS News) :
“Un mode de vie végétalien peut être sain, mais il faut plus de planification que la plupart des autres types de régimes pour ne pas souffrir de carences, notamment en protéines, fer, zinc, calcium, vitamine D, B12 et acides gras oméga-3”

(The Seattle Times) : lien non disponible en europe
Dawn Jackson Blatner, une porte-parole de l’American Dietetic Association, approuve l’idée «Vegan-before-6». Mais comme les végétariens et les végétariens à temps plein, les travailleurs à temps partiel doivent être conscients de la nécessité de consommer suffisamment de certains nutriments, dit-elle. Parmi celles-ci, on trouve la vitamine B12 (que l’on trouve principalement dans la viande), les protéines, le fer et le zinc (tous présents dans les haricots), le calcium et la vitamine D (principalement dans les produits laitiers et dans les laits de soja et d’amande fortifiés) et les acides gras oméga-3. (dans le poisson, les graines de lin et les noix).
Il est facile pour les végétariens et les végétaliens de consommer trop de calories. « Vous pouvez le faire mal », dit-elle. « Vous pourriez trop manger de l’huile d’olive, des noix et des graines, ou trop de beurre de cacahuète, de sorte que vous mangez trop de calories. »

(WebMD) :
Blatner pense que les régimes [végétaliens] gagneraient à disposer d’informations nutritionnelles et d’une analyse nutritionnelle des recettes et des repas, car les régimes végétaliens peuvent manquer de protéines, de fer, de zinc, de calcium, de vitamine D, de riboflavine, de vitamine B12, d’acides gras oméga-3, et iode.

Dave Grotto

(Park City Daily News) :
“Avec de la ténacité et une planification appropriée, un régime végétalien peut répondre aux besoins des enfants de 10 ans”, a déclaré le diététicien, Dave Grotto, porte-parole de l’American Dietetic Association.
“Les problèmes potentiels les plus courants pour les végétariens incluent un apport réduit en fer, en calcium et en vitamine B-12”.
Grotto, qui préconise les aliments à base de plantes mais ne croit pas que les régimes végétaliens soient optimaux pour les enfants car ils nécessitent une surveillance constante, recommande de prendre une multivitamine contenant du fer et du zinc comme filet de sécurité. Mais même ceci est délicat car certains composés peuvent diminuer l’absorption du fer et du zinc.

Jackie Newgent

(The Day) :
“C’est particulièrement un problème pour les adolescents végétariens”, déclare la diététiste Jackie Newgent, porte-parole de l’American Dietetic Association à New York, car les adolescents ont besoin de plus de calcium et de fer que les adultes.
“Vous pouvez toujours obtenir ces nutriments à partir de sources végétariennes. Vous pouvez boire du jus d’orange enrichi de calcium et inclure des légumineuses, des légumes verts à feuilles sombres, des céréales enrichies de fer et des pains dans votre alimentation. Mais vous devez planifier votre régime correctement pour obtenir ces vitamines et minéraux essentiels. »

Shareen Marshall

(St. Paul Business Journal) :
Shareen Marshall, une diététicienne du Park Nicollet Health Services et membre de l’American Dietetic Association de St. Louis Park , a déclaré que les régimes végétariens pourraient être sains. Mais les régimes, en particulier les régimes végétaliens, peuvent également être difficiles, une attention toute particulière étant nécessaire pour prévenir le manque de protéines, de calcium, de vitamine D, de fer et de vitamine B-12.
« Vous pourriez être à risque de ne pas avoir tous vos nutriments », a déclaré Marshall.

Lona Sandon

(Dallas Morning News) : lien non disponible en europe
Lona Sandon, diététicienne au UT Southwestern Medical Center et porte-parole de l’American Dietetic Association, a confirmé que les régimes à base de plantes, notamment méditerranéens et végétariens, pouvaient avoir des effets bénéfiques sur la santé.
Elle a averti que les régimes végétaliens stricts manquaient souvent de vitamine D, de calcium, de zinc, de fer et de protéines, en plus des vitamines du groupe B. Un régime végétalien contient généralement beaucoup plus de fibres que ce à quoi les gens ne sont pas habitués, ce qui peut gêner l’absorption du fer et causer initialement des troubles gastro-intestinaux a-t-elle déclaré.
“Cela peut constituer un régime alimentaire sain pour lutter contre les maladies cardiaques”, déclare Sandon. “Mais il comporte ses propres pièges avec des carences en vitamines et en minéraux auxquels les gens doivent faire attention. Vous n’avez pas à aller trop loin pour avoir un cœur en bonne santé. »

source

Voilà de quoi sérieusement nuancer cette fameuse position de l’ADA sur laquelle s’appuie largement l’argumentation vegan.

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